SELECTION POKER ACTU | Écrit par POKER ACTU | Mardi, 29 Décembre 2009 11:08 |
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Bien sûr, cela flatte l’ego de quelques joueurs en mal de notoriété bon marché. Et si on y réfléchit un peu, c’est même complètement absurde. Vous en voulez la preuve ? En voici quelques unes :
Comment comparer ElkY à Roger Hairabedian, sérieusement ?
Le premier est sponsorisé par la plus grande poker room du monde, il doit brûler environ 500.000$ par an de buy-in pour participer à un nombre incalculable de tournois. Le second paye tout de sa poche ! Et vous voulez les faire figurer dans le même classement ?
Et ce même Hairabedian, il a une bankroll en centaine de milliers d’euros, vous voulez vraiment qu’il figure dans le même classement que vous ?
Dès le départ, les dés sont pipés.
Comment évaluer la difficulté des tournois ?
Le 500 euros de l’ACF est-il plus difficile qu’un side à l’EPT de Copenhague ? Le WPT Marrakech est-il équivalent à un deep stack extravaganza de Las Vegas ?
C’est à ce type de questions que les gens qui font des classements doivent répondre. Et même si vous demandez à un grand pro, quel coefficient il donnerait à l’Aussie Millions par rapport aux Master Classics d’Amsterdam, il risque de vous regarder avec des yeux ronds !
Allez, un dernier pour la route : aux WSOP, le 2.500$ pot limit Hold’em & Omaha vaut-il plus ou moins que le 2.500$ limit Hold’em six-handed ? Amusant, non ?
Des informations dont on ne tient jamais compte
Le but d’un classement est de récompenser la régularité en tournoi. La volonté est belle, mais vaine. Voici pourquoi :
un joueur qui dispute 10 tournois dans l’année et qui fait 7 tables finales, on appelle ça un bon joueur.
Un joueur qui dispute 80 tournois dans l’année et qui fait 8 tables finales, on appelle ça un joueur médiocre. Mais devinez lequel sera le mieux classé à la fin de l’année…
Le plus drôle pour la fin
Voici quelques anomalies du classement qui mettent en lumière toute son aberration :
en France, nous avons la chance d’avoir eu un joueur en table finale du plus gros tournoi au monde. Un certain Antoine Saout. Même ma mère a entendu parler de lui. Ce mec a battu 6.500 joueurs et a empoché 3,5 millions de dollars. Devinez où il termine ? Quatrième.
C’est vrai qu’il lui manque la régularité. Qu’est-ce qu’il a fait d’autre à part ça ?
Une table finale aux World Series Europe, une autre au BPT, une 3ème place au High Roller d’Enghien, une autre au Championnat d’Espagne et encore 4 autres places payées ! Pour un total de 250.000 dollars supplémentaires. A oui, quand même. Quatrième…
Un autre exemple ? Antony Lellouche est 26ème. Soit. Mais il est 4ème à un autre classement : celui des EPT !
Voilà qui est amusant. Cela doit vouloir dire que le 1.000 du Wagram est plus dur que les EPT.
Si vous regardez de près, des aberrations, il y en a une par nom. Il suffit de s’y connaître un peu pour le constater.
Il n’y a pas qu’en France…
Cette charge n’a pas pour seule cible le classement français, car à l’étranger ce n’est pas mieux. Savez-vous qui est le joueur de l’année ? Eric Baldwin. Qui ? Eh oui.
Phil Ivey est 26ème. C’est vrai que deux bracelets aux WSOP plus une table finale au main event cette année, c’est pas top. Espèce de fish, va. Du coup il s’est fait doubler par Todd Terry, Steve Brecher et Josh Brikis, qui doivent très probablement mieux jouer que lui…
On pourrait alors penser qu’ils ne veulent pas donner trop d’importance aux WSOP. Mais alors pourquoi classer Joe Cada à la 10ème place ! Et Darvin Moon qui se place 18ème, ce n’est quand même pas ses qualités en heads up qui l’on placées là. Parce que s’il doit affronter Jeff Lisandro (17ème) je mets un billet sur ce dernier.
Scotty Nguyen a de la chance de figurer dans ce classement, il termine 49ème. Ouf.
Mais en France on rigole bien…
Si vous ajoutez à ce fatras, des tournois fantômes qui surgissent brutalement au milieu de Dakar, qui se jouent en 10 heures et qui bouleversent le classement in extremis, vous obtenez la plus belle mascarade de l’année…. selon mon classement.
Monsieur Furieux

Par Incognito67, 30 décembre 2009
Par manmoon, 30 décembre 2009
Une belle méthode de scoring comme les banques le font si bien... un peu anti-marketing pour certains acteurs du monde du poker mais très efficace :-)
Par Candimax, 29 décembre 2009
prédéfinis a l'avance
sinon ,je suis pas sur que phil ivey est ^passé un mauvais noel acause de son classement
Par Aligator, 29 décembre 2009
Je préfèrerais une idée de ratio avec un nombre minimum de tournois à jouer. Et que la liste exhaustive des tournois pris en compte soit publiée en début de saison. Ce serait la moindre des choses.
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Pourquoi ne pas prendre tout simplement en compte le ROI (Return On Ivestment) qui est calculé en divisant les gains par les buy-in ? Dans son exemple, le joueur qui fait 7 tables finales en 10 tournois serait beaucoup mieux placé que celui qui fait 8 finales en 80 tournois.